Bernadette Bonnefoy
Après un apprentissage de la sculpture en Angleterre, à "Kingston school" puis à l'atelier Julian, Bernadette Bonnefoy fera "Arts Plastiques" à Paris ; formation qui la conduira logiquement au métier de professeur dans cette discipline. Dans son parcours artistique, le paradoxe veut qu'elle ait commencé par la sculpture, que ses sculptures aient rencontré très tôt le public (participation à divers salons dont celui des Femmes Peintres et Sculpteurs et celui des Artistes Français) et une reconnaissance des milieux de l'art (prix du salon de l'Art Libre). Sculpture, qui aurait pu lui assurer une carrière prometteuse, mais qu'elle abandonnera, à regret, faute de place et pour se consacrer à sa vie de famille. Elle n'en continue pas moins d'exposer dans différents salons et galeries (expositions de groupe à Monte-Carlo, Orléans, Pontoise, Sens, Montargis, St Girons, Auxerre, etc.), de moins en moins de sculpture il est vrai, s'étant tournée depuis longtemps déjà vers la peinture, et, plus particulièrement, vers la gouache. Elle fera ainsi des expositions personnelles à Orléans, Montargis (où elle s'est installée), Romans, Le Val ou St Maximin ; explorant les possibilités de la gouache, jouant sur l'intrusion de techniques mixtes (crayon, esquisse) ; voire, sur la reprise de techniques traditionnelles (tempera). Dernièrement, après une période quasi improductive, elle exposera à Martigues le résultat d'un patient travail sur Venise, naturellement intitulé Rêver Venise, dans lequel elle donne à voir, toute l'étendue de sa maîtrise dans le traitement des thèmes qui lui sont chers (matières, eau, reflets). ![]() Rêver Venise, Hôtel de Ville, Martigues, 1996.
© Bernadette Bonnefoy / Autres et Pareils, 2005. |