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Emmanuelle Bayamack-Tam

 

 

 

Romancière, nouvelliste, agrégée de Lettres Modernes. Vit et enseigne en banlieue parisienne. Membre fondateur de l'association Autres et Pareils, elle co-dirige les éditions Contre-Pied depuis leur création.

actualité

parution de deux nouveaux livres aux éditions P.O.L:

Si tout n'a pas péri avec mon innocence

Mon Père m’a donné un mari

Avec deux livres parus ce mois-ci (et quels livres !), une presse quasi dithyrambique, et de nombreuses rencontres prévues, le travail d'Emmanuelle Bayamack-Tam, fondatrice nous vous le rappelons au passage d'AUTRES ET PAREILS, et qui en est à son neuvième livre chez P O L (7 romans et 2 pièces de théâtre), est-il enfin en train d'être remarqué comme il aurait dû l'être depuis longtemps ? de sortir du bois de la grande littérature qui, comme chacun sait, est aujourd'hui surtout peuplée d'anonymes ? et de rencontrer de nouveaux lecteurs (ce qui ne serait que justice) ?

Nous qui sommes, depuis le début, ses premiers lecteurs et supporters (oui, nous sommes aussi marseillais, quand nous le décidons), nous ne pouvons que vous recommander, toutes affaires cessantes, la lecture de ses deux derniers opus : Si tout n'a pas péri avec mon innocence et Mon Père m’a donné un mari ; tous deux publiés par les éditions P.O.L.

Nous inviterons Emmanuelle prochainement, sans doute en mai ou en juin, mais en attendant de vous préciser les dates de ces rencontres, nous relayons quelques informations sur ses prochains rendez-vous

.

rencontres 2013

15 février | Rencontre, débat
Emmanuelle Bayamack-Tam à la librairie Les Cahiers de Colette (Paris)
Rencontre avec Emmanuelle Bayamack-Tam, à l'occasion de la parution de "Si tout n'a pas péri avec mon innocence",
et de "Mon père m'a donné un mari" à la librairie Les Cahiers de Colette, le vendredi 15 février à 18 heures - Lecture
Les Cahiers de Colette 25 rue Rambuteau 75004 Paris

21 février | Rencontre, débat
Transfuge invite Emmanuelle Bayamack-Tam à la librairie Les Guetteurs de vent (Paris)
Jeudi 21 février rencontre avec Emmanuelle Bayamack-Tam, à l'occasion de la parution de "Si tout n'a pas péri avec mon innocence",
à la librairie les Guetteurs de Vent, 108 avenue Parmentier, Paris 11e, à l'invitation de Transfuge
Cette rencontre sera animée par Damien Aubel.

29 mars | Rencontre, débat
Emmanuelle Bayamack-Tam à la librairie L'Atelier (Paris 20)
Rencontre avec Emmanuelle Bayamack-Tam et Fabrice Ramalingom à la librairie L'Atelier (Paris 20)
à l'occasion du festival Concordanse le vendredi 29 mars à 20h.
Librairie l'Atelier , 2 bis rue du Jourdain, Paris 75020

Quelques liens vers des émissions ou des articles de presse parus dans Libération , Le Monde et L'humanité.
Voir aussi le numéro de janvier de la revue Transfuge (cf couverture ci-dessus)
dans laquelle vous trouverez un très bel entretien avec elle.

livres

Rai-de-cœur, roman, éditions P.O.L., 1996.
Tout ce qui brille
, roman, éditions P.O.L., 1997.
Pauvres morts
, roman, éditions P.O.L., février 2000.
Guten Morgen ihr Toten
aux éditions Ebersbach, 2001.
Contribution aux Anti-annales de philosophie
, 2002.
Hymen
, roman, P.O.L, 2003.
Simple Figuration
, roman, Autres & Pareils, La Revue n°13, 2003.
6P. 4A. 2A. et autres nouvelles
, éditions Contre-Pied, 1994 et 2003.
Le Triomphe, P.O.L, 2005.
Une fille du feu
, P.O.L, 2008.
La Pincesse de
, P.O.L., 2010.

Abordage par les créatures, nouvelle, Autres & Pareils, La Revue, n° 3, 1994. D'autres publications dans les revues Coïncidences et Autres & Pareils.

Emmanuelle Bayamack-Tam lit Hymen

Lecture

 

 


Emmanuelle Bayamack-Tam, Olivier Domerg, J.-M. Baillieu,
Bibliothèque municipale Tamaris, La Seyne-sur-Mer, octobre 2004.

 

Si tout n'a pas péri
avec mon innocence

éditions P.O.L

Ce livre raconte comment l'esprit vient aux filles. On y apprendra, entre autres :
- comment naître à neuf ans
- comment survivre à la perte de l'innocence
- comment grandir sans sombrer
- comment aimer l'autre sans souhaiter sa diminution
- comment faire entendre la musique de l'alexandrin
- comment désirer sans fin
- comment remettre sa vie dans le bon sens

Lire les premières pages en pdf sur le site de P.O.L

Emmanuelle Bayamack-Tam, Si tout n'a pas péri avec mon innocence, éditions P.O.L, 2013

 

Mon père m'a donné un mari
éditions P.O.L

Un père et une mère parlent de leur fille : Alexandrine, seize ans. Ce pourrait être une conversation normale, mais Alexandrine ne l’est pas et il se peut que le couple parental ne l’ait jamais été non plus. Leurs inquiétudes portent essentiellement sur la vie sexuelle future d’Alexandrin... Le dénouement, comme toujours, est un escamotage qui dérobe heureusement à nos yeux les protagonistes de la farce.

Mon Père m’a donné un mari reprend, en le caricaturant, l’argument des comédies classiques : des parents prennent en main la vie amoureuse de leur fille. Sauf qu’il ne s’agit plus d’arranger un mariage mais d’organiser un dépucelage. Comme la fille est autiste, elle consent à cette prise en main. Elle autorise même ses parents à assister à sa défloration, conçue comme l’aboutissement spectaculaire de cette pièce.

 

La Princesse de
éditions P.O.L

Daniel a été adopté très jeune par une immigrée polonaise et son petit mari français. Fasciné par cette mère et sa plantureuse beauté rousse, il s'efforce à la fois de lui obéir et de lui ressembler : or si obéir à sa mère signifie être un homme, lui ressembler signifie être une vamp en guêpière. Pris entre ces exigences contradictoires, il renonce à la sincérité et relègue ses avatars féminins dans ses abysses personnels, ou encore, comme il le dit lui-même, dans une boîte de Pandore qu'il s'efforce de maintenir fermée. Avec l'entrée dans l'âge adulte, les choses s'arrangent un peu : il rencontre un homme qui devient à la fois son amant, son mentor et son employeur. Grâce à lui, il va se produire sur scène, travesti en femme, ce qui permet à sa vérité intime de sortir un peu, au moins à la nuit tombée. Parallèlement, il s 'éprend d'un détenu auquel il rend visite tous les dimanches, ce qui l'amène à côtoyer des femmes dont l'homme est en prison. Et nous n'en somme là qu'au début d'une histoire qui n'est pas seulement riche en rebondissements mais aussi en couleurs pas toujours discrètes, en sentiments – excessifs comme il se doit – et en sons contrastés. Comme si Emmanuelle Bayamack-Tam s'était attachée à capter de l'énergie, de l'excitation, du désir, tout un sex-appeal non-conformiste. Et s' il y a beaucoup de « perdants » dans cette histoire, à commencer par le narrateur ; beaucoup de filles perdues, beaucoup de créatures entre deux sexes (les mâle to female, ou mtf), beaucoup d'amoureux de la défonce, sans compter ceux qui croupissent en prison c'est parce que, de livres en livres, les héros d'Emmanuelle Bayamack-Tam sont du genre à cumuler les tares, les disgrâces, les stigmates ; ils n'arrivent à rien, ils tirent systématiquement le mauvais numéro. Parce que leurs vies sont inimaginables, ou insupportables à imaginer, il y a de la place ici pour l'imagination, et pour l'humanité.

Lire les premières pages en pdf sur le site de P.O.L

Emmanuelle Bayamack-Tam, La Princesse de, éditions P.O.L, 2010

 

Une fille du feu
éditions P.O.L

Chère opinion mondiale, je voudrais t'informer du fait méconnu numéro un : on n'est jamais grosse sans être un peu une héroïne. » Ceci est la première phrase du nouveau roman d'Emmanuelle Bayamack-Tam, Une fille du feu et tout de suite, outre une information essentielle, la narratrice est une grosse fille, le ton est donné. Drôle, insolent, pas dupe. Et, de fait, Charonne (oui, vous avez bien lu, Charonne, et pas Sharon) n'a pas la langue dans sa poche ni l'intelligence en sommeil. Il faut dire que rien de ce qui peut éveiller le sens critique ne lui aura été épargné (« ...  car les vingt ans de persécution que je compte derrière moi m'ont dotée d'une grande agilité de pensée et surtout d'un faible degré d'inhibition. ») : née de père inconnu  croit-on pour commencer  d'origine incertaine, mais très probablement subsaharienne, élevée par une mère passablement dérangée qui n'a cessé jusqu'à sa puberté de la mutiler (elle a été excisée, une tentative d'infibulation a échoué, etc.), en butte à tous les lazzis que son obésité peut provoquer, il lui aura fallu durement se constituer, survivre, et s'imposer. Si on ajoute à cela qu'elle est malgré tout d'une beauté renversante et qu'elle a la langue bien pendue on commence à avoir une idée du personnage tout à fait extraordinaire qu'Emmanuelle Bayamack-Tam nous a inventé. L'histoire ? Elle n'est pas banale non plus. Charonne va être choisie par un couple de garçons pour être la mère porteuse de l'enfant qu'ils veulent ensemble. À cette occasion, tandis qu'elle devient provisoirement maigre comme un clou et que son clitoris repousse miraculeusement, elle va découvrir que sa tante est en fait son père (!..) cependant que l'amour et la jouissance sexuelle vont lui être révélés. Et si nous sommes bien obligés de passer sur pas mal de péripéties et de renversements vraisemblables ou non, ce n'est pas la question, qui font de ce roman un plaisir de fiction, en même temps qu'une belle et puissante réflexion sur les flottements de l'identité sexuelle, ne passons pas sur l'éblouissante manière dont il est écrit. Emmanuelle Bayamack-Tam aime les mots, elle les choisit avec un grand bonheur ; elle aime les phrases, elle les modèle et les rythme, elle les enchante. Mais par dessus tout, pour lier ensemble ces mots et ces phrases, au delà même de l'humour ravageur qu'on lui connaissait déjà, une joie terrible, énorme, vitale se dégage de ce livre exceptionnel.

Lire les premières pages en pdf sur le site de P.O.L

Emmanuelle Bayamack-Tam, Une fille du feu, éditions P.O.L, 2008

Le Triomphe
éditions P.O.L

Artaud tenait le mariage pour une offense personnelle.
Kafka est mort célibataire - mais ce n'est pas faute de s'être fiancé.
Nijinski a épousé Dieu, devant témoins, le dix-neuf janvier mille neuf cent dix-neuf.
À ce sujet comme à d'autres, ils auraient peut-être eu des choses à dire.

Le Triomphe d'Emmanuelle Bayamack-Tam, éditions P.O.L, décembre 2005,
160 p., 16 €, ISBN : 2-84682-116-x (chez votre libraire)

Simple figuration
Autres & Pareils, La Revue n°13

Agé de plus de soixante ans, Norden aime Mad qui en a vingt et quelques. Pour la retenir auprès de lui, il s'efforce de la faire vivre dans une féérie perpétuelle. Mais Mad est de plus en plus happée par les rues de Marseille où elle fait d'étranges rencontres et erre jusqu'à devenir une ombre fantômatique. Un homme lui apparaît plusieurs nuits de suite. Mad ne sait pas s'il est réel et l'appelle Le Chien. Se croyant enceinte de lui, elle part à sa recherche dans toute la ville et finit par vivre quelques temps avec lui avant que Norden ne vienne la récupérer. A tous ceux qui l'entourent, elle communique sa conviction d'attendre un enfant miraculeux qui viendrait sauver le monde de son irréalité. A sa naissance, l'enfant s'avère être un monstre à peine viable que Norden tuera.

Simple figuration, 120 p., 8 € (chèque à libeller à l'ordre d'Autres et Pareils)

Hymen
vu par la critique

« On croit entendre des voix qui prononcent des noms de fleurs. C'est magique. Pour son quatrième roman, Emmanuelle Bayamack-Tam a écrit un conte de fées. Avec des fées un peu mal fagotées, certes, et des princesses bien en chair, mais un véritable conte, un de ceux qui vous font sourire et rêver long-temps. Dans un Paris baigné d'une atmosphère magique évoluent des créa-tures improbables : un tailleur pour dames timide et multiphobique, une semi-clocharde un rien exhibitionniste, une belle métisse de cent kilos, un ex-fleu-riste nain et toxicomane affublé du doux patronyme de monsieur Chienne.

Par un sortilège qui n'appartient qu'à elle, la jeune romancière a su faire de ses personnages misérables et disgraciés de véritables héros. En leur donnant la parole, d'abord. Chacun à son tour, la clocharde se prenant pour une ingénue et le tailleur pour un jeune poète, nous raconte avec ses mots une drôle d'his-toire. Et le miracle, c'est que chacun d'eux, à sa manière, vit un véritable amour. A la fin, les vilains crapauds deviendront-ils des princes charmants ? Ce n'est pas certain. Mais vous, de cette lecture, vous sortirez transformés. »

Hymen aux éditions P.O.L, 286 p., 18 €
Extrait d'un article d'Héléna Villovitch paru dans Elle, le 27 janvier 2003

La vie du groupe

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lectures publiques

Salle du Cadran, Le Val, en 1993 ; Espace Gambon, Paris, en septembre 1994 ; Librairie L'Odeur du temps, Marseille, en novembre 1997. Librairie l'alinéa, Martigues, en novembre 1997. La poésie dans tous ses états (avec A&P), Martigues, en octobre 1999. Maison des écrivains (avec A&P), Paris, Mai 2000. Librairie l'alinéa, Martigues, avril 2003. Librairie l'Odeur du temps, avril 2003. Bibliothèque municipale Tamaris, La Seyne-sur-Mer, septembre 2004.

expositions

Voir Nu, avec A&P, Moulin-à-Huile, Le Val, novembre 1992 ; Hall de la Mairie, Martigues, août 1993 ; Espace Gambon, Paris, septembre 1994. Abordage par les créatures, avec Jean-Marc Pontier, Hall de la Mairie, Martigues, juillet 1994 ; Salle de l'Aigalier, Martigues, avril 1995 ; Maison de Carro, juillet 1996 ; Chapelle St Sulpice, Istres, octobre 1997. ManifeStationS et Matières, avec A&P, Salle de l'Aigalier, avril 1995 ; AP(p)ART(é) n°2, Les Issambres, juin 2000.


 

© Emmanuelle Bayamack-Tam / Autres et Pareils, 2005.
Photographies : © Brigitte Palaggi, 2005.